About me

Tattoo artist, crafter, illustratrice.
Nolife, tree hugger, mais sympa quand même.

Les magnifiques cadres de ce sites sont généreusement offerts par https://tigers-stock.deviantart.com/
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vendredi 22 septembre 2017

Dites-moi des mots d'amour !

(Cliquez pour la HD )


Coucou les choux !
On rigole, on rigole, mais c'est un genre de mail qu'on reçoit très souvent :)

Pourtant, vous ne vous imaginez pas entrer chez un pâtissier et dire "C'est combien un gâteau ?" sans même préciser si c'est d'un éclair individuel ou d'une pièce montée de mariage que vous parlez, non ?

Ben nous c'est pareil.

Certains tatoueurs ont une FAQ sur leur site. Certains ont un mail automatique à remplir. Cela peut faire peur, mais sincèrement c'est tout simplement pour nous faciliter la tâche, éviter les malentendus, donner un mauvais devis.... et cela fait gagner du temps au client comme au tatoueur !

Alors pensez toujours à donner des infos précises à votre artiste :) il ne vous aimera que davantage, et vous pourrez ainsi préparer ensemble le plus beaux des tattoos : le vôtre, évidemment !

Love !

jeudi 27 juillet 2017

Images et image.

Tout ça sans Emile. Je vous voir venir, fripons.

Aujourd'hui je vais vous parler de quelque chose de difficile à trimbaler parfois, et que pourtant on porte tous : notre image.

Attention, l'article est en deux parties :
La première partie est un peu mélo, si vous n'en avez rien à battre vous pouvez passer à la deuxième beaucoup + positive.
Faites-vous plaisir.

PREMIERE PARTIE - MOI MOCHE ET PAS MECHANTE

Déjà, en termes d'image, je vais vous parler de la mienne, ça sera déjà un bon début.
Quand je vois toutes les magnifiques modèles qui posent sur les réseaux sociaux, j'ai l'impression que j'ai soixante ans. J'ai  l'impression que ça fait des millions d'années, si loin derrière moi, que moi aussi, je montrais quelques photos sur des sites d'amis photographes, en hésitant à m'inscrire chez Suicide Girl. C'était drôle, c'était décomplexant, c'était rafraîchissant. On s'éclatait sans trop réfléchir à la suite.

Oui, mais ça c'était avant.

En 2013, j'ai compris que quelque chose n'allait pas. J'étais tout le temps fatiguée, genre épuisée. Genre envie de crever du matin au soir. Je mettais ça sur le compte du stress et d'un boulot assez prenant. Puis j'ai commencé à grossir, grossir, grossir, sans pourtant manger plus qu'avant.
Pour tenter de stopper cette machine infernale, j'ai même tenté la super-diète. Dix jours à ne me nourrir que de pommes. Juré, j'ai pas triché.
J'ai pas perdu 100 grammes.
Je perdais mes cheveux par poignées. Je flippais totalement.

La fatigue était de pire en pire. J'étais obligée de mettre mon réveil à 6h pour espérer émerger à 8. Je me disais que je faisais une dépression. Je pensais aussi aux problèmes de thyroïde de ma mère, mais aucun médecin ne semblait s'intéresser à cette théorie naissante. Quand vous ne faites pas 50 kilos, c'est votre faute, tout le monde le sait.

Très hautains, ils me renvoyaient chez moi avec la consigne de "faire plus de sport et faire un peu attention à ce que vous mangez, mademoiselle".
En déménageant, et par hasard, j'ai fini par tomber sur un généraliste un peu moins connard, pardon, moins catégorique. Il m'a demandé mes antécédents familiaux, il a eu l'air intéressé.

Une prise de sang et une échographie plus tard, j'avais mon petit diagnostic et un gros coup au moral.

Mon entourage s'est enthousiasmé "Oh, super, maintenant que tu sais ce que tu as, tu vas pouvoir te soigner ! C'est génial !"

Ouais, c'est génial.
Mais en fait, ça ne se soigne pas.
Ca se régule vaguement, au mieux.
Je prendrai des hormones de substitution jusqu'à la fin de ma vie.
J'ai 17 kilos de trop dans la gueule.
Je n'ai pas non plus regagné des cheveux. Il y a un trou sur mon crâne, que j'essaie de cacher au mieux. Vous n'imaginez pas ce que ça peut me déprimer parfois, de voir mon crâne lisse et brillant à travers mes mèches de cheveux restantes. Les coiffeurs me méprisent. Ils me disent "Ouuuh bah vous les perdez beaucoup non ?" NON JE LES EPILE EXPRES DUCON.
Je suis hormonalement déréglée.
Je suis stérile.
J'ai une maladie invisible, incurable, et pas suffisamment dégueu pour inquiéter qui que ce soit. Si ça se voit pas, ça n'existe pas, c'est connu.

Alors bien sûr, je sais que je n'ai pas un cancer, ou la sclérose en plaques. Je sais que je ne vais pas MOURIR de Hashimoto. Je devrais déjà être bien contente avec ça.

Je ne vois pas en quoi je devrais être contente d'être boulotte et chauve, juste parce que d'autres gens meurent tous les jours.

Attention, pas question non plus de verser dans le skinny-shaming. Je n'en veux à personne, je ne suis pas jalouse de toutes ces merveilleuses filles et femmes que je vois partout. Je les admire et je me dis que moi aussi j'aimerais poser pour des photographes à nouveau. Enfin, en fait, c'est bien accessoire. Au fond, ce que je voudrais vraiment, c'est rentrer dans mes fringues préférées, et surtout avoir des enfants.

Mais ça, c'est pas possible.

Je ne regagnerai jamais l'énergie perdue.
Je ne me lèverai plus jamais à 5h du matin, toute bondissante d'énergie.
Et je n'aurai plus jamais de beaux cheveux.

C'est comme ça... la la la.



DEUXIEME PARTIE - VIENS ON S'EN FOUT

Evidemment quand vous détestez votre corps, vos cheveux et votre gras, c'est dur de parler de body positivity. Donc bon je vous rassure, je ne me hais pas dans mon intégralité.

Sachons nous regarder le nombril (le mien est percé, et ravissant) et en tirer quelque chose de chouette.
J'ai un visage qui me plaît bien malgré des dents démesurées, de très belles oreilles (j'vous jure), de jolies mains, de jolis pieds. Des beaux tatouages, bien sûr.

Bon. C'est pas Rihanna, mais c'est pas Quasimodo non plus.
Alors j'me botte le train, je fais des essais de coupes de cheveux marrantes entre boule à zéro et tentatives de repousses en général hasardeuses, je mange de la salade et je fais du sport. Je sais, ça se voit pas.

Et puis quand une douce photographe pleine d'amour me propose un shooting "entre amis et en toute détente", je dis oui, parce qu'après tout, merde.

C'est comme ça que la merveilleuse Monica m'a convaincue de donner une chance à mon gros cul et d'aller poser sous les ponts comme une punk à chat que je suis.

Voici, de ses clichés, mes préférés.
Vous pouvez commenter, vous pouvez me dire plein de choses, mais n'oubliez pas : derrière chaque photo se cache un humain, avec ses doutes et ses fêlures, avec ses soucis et ses bonheurs.

Le respect et l'enthousiasme sont deux superbes valeurs. Ne les perdons pas au profit de la mesquinerie crasse qui fleurit dans la boue des réseaux sociaux.

Love sur vous.








lundi 8 mai 2017

"Ouf"




"Ouf", ça y est !

Après deux mois de fight intensive, on peut reprendre une vie normale et cesser de s'intéresser à la politique jusqu'à la prochaine grève de ces gros fainéants de fonctionnaires.

Je caricature, évidemment.
Mais ces dernières semaines ont été éprouvantes pour bon nombre d'entre nous.
Tout à coup, sur les réseaux sociaux, tout le monde se découvrait expert en géopolitique, y allant de son analyse, de préférence culpabilisante pour tous ceux qui ne la partageaient pas intimement.

Entre révélations, déchirements amicaux et familiaux, et clashs gratuits, Facebook est devenu, pendant quelques temps, un véritable champ de mines.

Et voilà, c'est déjà fini.

Vingt-quatre heures après l'élection de celui qui a les clés du bouclard pour les 5 prochaines années, ça y est, tout le monde s'en fout de nouveau.

Dites, vous vous rendez bien compte que ce n'est pas l'abstention aux élections qui font le jeu des extrêmes, mais bien l'abstention de la vie politique au quotidien ?

Les extrémistes, eux, ne vont pas arrêter de militer.
Ils sont là, ils sont motivés, ils ne lâcheront pas l'affaire.

Troisième Voie. Manif pour Tous. Civitas. Eux, ils ne vont pas arrêter de militer.
Ils vont continuer à bosser pour leur cause, pendant que d'autres vont retourner à leur petit quotidien douillet, à regarder BFM et à surtout, surtout ne pas se poser de questions.

Regardons-nous un peu en face !
Ce n'est pas en s'énervant sur Facebook, deux semaines tous les cinq ans, qu'on changera le monde.
Vous vous êtes enflammé pour un candidat ? Soutenez-le.
Les législatives sont là. C'est le moment où jamais.

Prenez vos responsabilités. Engagez-vous. Battez-vous pour vos convictions.
Mais pour de vrai, par pitié pour ce pauvre monde.

Si vous croyez en quelque chose, agissez. Car d'autres n'attendront pas pour le faire.

mercredi 19 avril 2017

Interview et article dans le journal local :)




J'ai eu l'immense plaisir de me faire interviewer par Héloïse, journaliste pour France Bleu IDF !
L'interview sera  diffusée ce jour sur la radio, et vous pourrez ensuite retrouver le podcast ici !


Une très belle rencontre, un moment enrichissant où j'ai pu parler un peu de mon rapport à ce si beau métier qu'est le tatouage.

En plus de cela, une seconde interview est parue dans le journal du 12e arrondissement !




Grâce au concours de vitrines de Noël de l'asso AACPB, nous avons gagné cette belle demi-page !
Un honneur d'être mis en avant par le journal de la mairie.

(Bon... je constate aussi qu'ile st temps que je change de coupe de cheveux mais c'est un autre sujet :D)

Nous qui travaillons chaque jour à la démocratisation et à la prise au sérieux du tatouage, quel accomplissement !

Je tiens à remercier du fond du coeur les équipes qui ont travaillé sur ces deux interviews.

Stay tuned ! :)


lundi 3 avril 2017

Une semaine de printemps.


Cette première semaine de printemps a été pour moi riche en rencontres, en coups de coeur et en prijets fous. Ci-dessus, R. m'a fait l'immense plaisir de commencer le début d'un immense projet dédié à sa passion des arts nordiques et de la culture scandinave.
Les projets teintés de viking ou de celte me touchent toujours profondément, moi qui ne peux oublier un instant mes racines...

Un peu de sang celte dans mon quotidien me permet de mieux supporter d'être si loin de la mer, des embruns et des pubs à la douce musique d'ambiance ! Parfois, il est dur d'arpenter la grande ville en sachant que seul le mois d'aout et ses maigres vacances m'offriront un retour aux sources...

Ne nous attristons pas, allons de ce pas donner, débonnaires,
Au pont Mirabeau, un coup de chapeau à l'Apollinaire.

Merci Georges.



Je me sens toujours honorée quand il s'agit de recouvrir, modifier, ou simplement rafraîchir un tatouage existant. Merci T  d'avoir laissé libre cours à l'aquarelle tourbillonnante, pour que tes hirondelles volent en couleurs !
Une séance très sympa, un moment de fraîcheur !




Le bonheur absolu, pour un tatoueur, est LE ou LA cliente qui ne bouge pas, dit "Ha ben finalement ça ne fait pas mal !"... et cicatrise à la perfection.
Ce mandala et son adorable propriétaire ont illuminé ma semaine !



Last but not least ! Une superbe rencontre avec ce projet si geek, si fou, si sympa !
C. m'a laissé carte blanche pour adapter ses idées, et ce n'est que le tout début d'une longue série ! Atomes crochus, passions communes, rigolade et bonne ambiance, !

Je le dis toutes les semaines, je le redirai encore : merci à vous.
C'est grâce à la beauté de vos idées que mon travail est aussi merveilleux à vivre au quotidien !

<3 

lundi 30 janvier 2017

Paris je t'aime #1 : Café.



Prends ron tumbler et partons à l'aventure, à tous les coins de rue, boulangeries et troquets te le rempliront. Paris, je t'aime aussi pour ça. 

mercredi 25 janvier 2017

Paris je te hais #1 : horlogerie



Et ça dans une petite horlogerie de quartier.
Précision : la montre est une Chipie. Je suppose qu'il aurait fallu une Tissot.

Ne vous inquiétez pas, il y aura bien sûr des histoires "Paris je t'aime" ;)
Bisous.

dimanche 4 décembre 2016

Je me sens si las parfois, les aminches.




(oui, mon titre était intentionnellement au masculin).

C'est évidemment sur Facebook que j'ai entrevu la nouvelle.

Groupie, je ne suis pas souvent.

Mais certains artistes sont si profondément ancrés dans ma vie que j'en reste toute perdue, comme si je les avais "vraiment" connus (bien que je n'aime pas cette formulation que je trouve insultante pour leurs proches).
On se sent bêtement vides, devant ce vide immense qu'ils laissent à notre paysage.

Quand Terry Pratchett est mort, j'ai pleuré chez moi.
J'ai versé une larme pour Christopher Lee, pour Leonard Nimoy, pour Leonard Cohen.
Pour Coyote, dont je ne lirai jamais le 3e tome des "Voisins du 109".
Pour Charb, Cabu et leurs amis, j'ai pleuré avec des amis.

Pour Alain Bashung, j'ai pleuré toute seule sur le trottoir, grâce à un sms de SFR News.
Pour David Bowie, j'ai passé une journée sous la couette, assommée.

Ce soir, je pleure dans mon lit, sans honte, plongée dans mes souvenirs.
Du rire hystérique devant Isaac Newton à quelques larmes d'émotions devant certaines R.A.B. douces-amères.

Gotlib était pour moi comme pour tant d'autres, bien plus qu'un auteur de B.D, qu'un amuseur. Il était comme un membre de la famille. En admiration totale devant l'incroyable technique de ses dessins, devant la folie de ses blagues débridées, devant ces délires qui ne semblaient jamais connaître de limites. Il m'a appris, avec Greg, Fred et Mandryka, le calembour glacé et sophistiqué, l'amour immense de la blague foireuse, le refus des limites, tant dans l'humour que dans le scénario. A la fois le papy marrant et le grand frère nous entraînant dans ses bêtises, il semblait éternel, des BD de ma mère aux "Fluide" que notre voisine nous donne aujourd'hui.
Les délires scénaristiques que je me fais toute seule, c'est grâce à lui.
Le fait de penser au vampire devant un tableau noir quand on me dit "Les stat nous prouvent que...", c'est grâce à lui.
Le fait de rigoler quand on me parle d'une association qui va "déposer ses statuts", car j'imagine une dizaine de mecs alignant des statues au poing levé, c'est grâce à lui.

Marcel Gotlib, je vous aime immensément.
Je vous remercie pour tout, avec la même émotion qu'on a quand on remercie son prof préféré en quittant l'école.
Je ferai vivre vos vannes et vos délires, je prêterai, j'offirirai vos BD.



De beaux jours se préparent.









samedi 3 décembre 2016

Féminisme, ouh le gros mot.

Ce matin, sur un réseau social, je lis un post d'une personne s'interrogeant sur le féminisme.
Elle ne comprend pas ce qu'on reproche à l'hypersexualisation de la femme, chose qu'elle trouve positive, et pose donc la question "doit-on se comporter comme des bonhommes ?"...

J'ai eu envie de lui donner ma définition du féminisme.
Ce n'est peut-être pas celle de tout le monde, mais j'espère qu'elle pourra être utile à certain.es.

D'une part, il est vrai qu'il existe des "féministes" extrêmes, en revendication permanente d'une lutte CONTRE les hommes. C'est leur droit le plus absolu. Mais je pense qu'il est inutile de les mettre en avant, comme il est inutile de parler des
 gens qui traitent les "carnistes" de nazis quand il s'agit de végétarisme par exemple.

Chaque cause a ses militants violents, et ce n'est pas les brandissant à chaque débat comme des épouvantails, qu'on fait avancer les choses, bien au contraire.


Le féminisme lutte non pas CONTRE les hommes, mais contre les INEGALITES liées à un système patriarcal.


Il lutte contre le fait que les femmes soient encore, de nos jours à tâche égale, payée 30% de moins que les hommes. Que de nos jours, une femme entendra à chaque entretien d'embauche : "Et sinon, vous comptez être enceinte bientôt ?" (même si c'est illégal de poser la question).
Contre le fait que dans la vie, pour vendre des voitures où des yaourts, on mette des femmes nues, tout le temps, partout, mais qu'à côté de cela, une femme qui porte une minijupe soit toujours "une salope" et que les femmes violées "l'ont certaiment bien cherché".

Contre le fait que Dolce et Gabbana puisse mettre en image un viol multiple pour vendre des sacs à mains.
Si si, regardez la photo. Comme c'est chic, de contraindre une femme qui n'est visiblement pas consentante. C'est sexy.
(Gloups).

Contre le fait qu'un homme qui multiplie les partenaires sexuels soit "un séducteur" mais qu'une femme qui le fasse soit "une pute". Contre le fait qu'une femme qui regarde du porno soit "dégueulasse", alors qu'un homme "répond à des besoins naturels".
Contre le fait que quand quelqu'un vous tripote dans le métro, tout le monde dire "hooo ça va c'est pas si grave ! t'as vu aussi comment tu t'habilles ?" plutôt que de dire "Cette personne a un problème de comportement."

Vous noterez d'ailleurs que ce féminisme lutte également en faveur des hommes, en cessant de leur accorder ce statut de prédateur primitif régi par ses hormones, mais en les considérant comme des personnes réfléchies et intelligentes... car oui, le féminisme se bat aussi contre l'idée de réduire l'homme à un animal.

Contre le fait que dans des dizaines de pays, on continue à interdire l'avortement, même à des petites filles de 10 ans violées. Qu'on les marie encore de force.

C'est aussi de vouloir simplement qu'on arrête de bourrer le crâne des enfants dès leur plus jeune âge : les filles, les poupées, le rose, et si tu n'aimes pas ça, ta gueule.
Les garçons, le foot et la violence.
Le féminisme se bat pour que chacun découvre sa sensibilité propre, et pour qu'un enfant joue à ce qu'il veut, sans qu'on craigne d'avance pour ce qu'il sera. Non, un petit garçon qui veut une poupée ne devient pas de façon magique "une tapette" et ne voit pas sa virilité future détruite en un instant. Non, une petite fille qui aime les camions de pompier Playmobil ne devient pas "une grosse goudou" ...

Le féminisme, c'est simplement vouloir qu'une femme ne soit pas MOINS qu'un homme, partout, tout le temps, à chaque moment de sa vie. C'est pour cela que le féminisme, c'est le respect de l'homme et de la femme, c'est l'idée d'avancer ensemble dans un monde plus simple.
Personne n'a jamais ri des mouvements contre le racisme... et pourtant, bien des gens ridiculisent le féminisme, qui est bâti sur exactement le même principe d'égalité et de respect, et surtout pas d'opposition ni de violence.

Et si vous souriez devant cette explication, tant mieux. Si vous la trouvez naîve, je m'en réjouis, car cela veut dire que vous avez déjà compris tout cela.
Mais vous connaissez certainement autour de vous des gens qui ne l'ont pas compris. N'est-ce pas ?

Bon weekend à tous !



lundi 26 septembre 2016

Chacun ses plaisirs.

Hier soir, nous sommes allés récupérer un meuble Ikea acheté sur Leboncoin.

Périphérique, petits bouchons de fin de journée, tout ça.
Et là, bientôt, ma sortie. Je mets mon clignotant, vérifie mon angle mort. Dans celui-ci, une superbe Porsche conduite par un trentenaire gominé en costard.

Et c'est là que le petit moment de mesquinerie au volant a éclaté, superbe, reluisant comme les cheveux du bonhomme. Il accélère, me bloquant dans ma file et m'empêchant ainsi de sortir du périphérique. Arrivé à ma hauteur, nos regards se croisent.
Il me dévisage, sûr de lui, avec un petit sourire en coin, flamboyant de fierté, conscient et heureux de me gêner dangereusement. J'écrase le klaxon, car la fin de la sortie s'approche, et je ne peux pas continuer.
Il sourit de plus belle.

Enfin, il prend sa propre file de sortie, et je peux enfin entrer dans la mienne, presque à la limite (que je n'aurais bien sûr pas franchie, quitte à louper ma sortie).

Cette petite scène a duré entre deux et vingt secondes, je pense. Mais ce regard, cette expression, ce petit sourire en coin font exploser ma rage et monter des larmes d'écoeurement.

J'en ai connu, des chauffards. 10 ans de région Parisienne, de banlieue, de périph, ne pensez pas que c'est la naïveté qui m'amène aujourd'hui à être choquée par la connerie humaine, mais bien l'accumulation... et son putain de sourire, aussi.

Dans quel monde vivons-nous.
Dans quel putain de monde un mec qui roule dans une voiture qui représente 4 ans de mon salaire, a-t-il ENVIE, voire BESOIN, d'emmerder, de mettre en danger et d'humilier la petite Saxo vieillissante qui a croisé son chemin ?

POURQUOI, entre la voie de la courtoisie la plus élémentaire, la plus basique, et celle de la méchanceté gratuite et de la mesquinerie crasse, c'est cette dernière qui a gagné ?

Je rentre chez moi les larmes aux yeux. Trop sensible ? Je ne crois pas, non.
Je crois que ça révèle assez bien à quel point les relations entre inconnus sont pourries jusqu'à l'os, dans un pays où les inégalités se creusent. Ce petit besoin minable d'enfoncer encore plus, de rabaisser l'autre, quelle petitesse, quelle lamentable façon de se faire plaisir.

C'est en essayant de ne pas conclure par "Monde de merde" que je termine mon week-end.
On a installé notre meuble d'occase qu'on avait pas les moyens de se payer neuf, et on a contemplé notre petit chez-nous. Il vaut peut-être mieux une Saxo de 16 ans et une MALM à 20€, qu'une Porsche Cayenne flambant neuve et un esprit médiocre. Qui sait.

lundi 5 septembre 2016

Un long mois.

Entre ce 14 Juillet et ce 14 Août 2016, un grand changement qui a pris du temps.
Nous avons dû déménager, de façon brutale et imprévue.

Je n'ai pas envie de m'étaler sur les raisons de ce départ, mais je dois préciser qu'il n'était pas de notre fait. Il est douloureux de devoir quitter un lieu qu'on aime...

Nous avons dû accepter l'évidence : il fallait quitter notre arrondissement préféré, l'appartement dans lequel C. avait grandi, le quartier que nous connaissions par coeur, avec nos petites habitudes, nos restos préférés, nos commerces-amis, nos amis-voisins.
Il fallait digérer l'idée de ne plus participer au Vide-Greniers du CED13, de ne plus habiter à côté de la Ferme Tropicale, de ne peut-être plus jamais voir le feu d'artifice de notre balcon.

Finies, les plantes vertes à volonté dans notre grand salon.
Fini, le chat se baladant gaiement le long du balcon en enfilade.
Fini, le lever de soleil du matin.
Finies, nos expéditions au local "encombrants" pour récupérer des meubles à retaper.

Game Over.

Une fois cette nouvelle durement avalée, il fallait faire face à l'évidence : notre dossier était catastrophique. Evidemment, nous avons fait une demande de logement social, dès l'annonce de notre départ, le 1er Juin. Nous postulions à tout ce qui nous paraissait raisonnable, mais la plupart des appartements qui pouvaient peu ou prou nous être attribués faisaient dans les 30 mètres carrés.

Devions-nous également renoncer à l'intégralité de notre matériel de création, et par cela même, à une part du succès de notre petit shop ?

Poubelle aussi, notre plus beau projet ?

Après avoir visité quelques cages à poules, nous avons dû nous poser des questions d'avenir.
Non. Nous ne pouvions pas sacrifier nos créations, nos bijoux, le cuir de C, mes poupées, au nom d'un vilain coup du sort. C'eût été suicidaire.
Il fallait donc se battre. Il nous fallait un 3 pièces, ou du moins, un appartement assez grand pour y faire un semblant de bureau-atelier, dans la cuisine, dans le salon, peu importait, mais il nous fallait un minimum de surface.

Après avoir postulé sur tout ce que le logement social pouvait éventuellement nous offrir, passé quelques coups de fil vains (ha, les promesses en l'air des gens "prêts à aider"...), nous avons attaqué PAP.fr avec détermination et appréhension.

Appréhension justifiée.

En une semaine, nous avions effectué onze visites. Sur ces onze, deux appartements. Oui, deux appartements. Les neuf autres ?
Allez, passons sur le vieil immeuble mitoyen à ... un chantier, les charmantes personnes estimant qu'une mezzanine à 1m20 de plafond c'est un "étage", et parlons des meilleurs cas.
- Un garage aménagé. Oui. Bois de palette de récupération, sol ployant sous votre poids, grinçant de partout, et cela pour la modique somme de 1500 euros par mois. Une beauté.
- Un squat, boîte aux lettre cassées au pied de biche, immeuble sans porte, fenêtre cassées. Loué 1350 euros, car proche du métro.
- Un appartement donnant directement sur un camp-bidonville avec voitures brûlées sur le trottoir. Loué 1400 euros, car il y a un jardin.
- Un appartement plutôt propre, dans une petite maison, mais attention, l'accès au jardin et à la cour sont interdits, et Mr le Papa du Propriétaire "passe régulièrement pour vérifier que personne ne déroge à la règle, car sinon il y a des problèmes". Ha. Donc on a un appartement avec porte-fenêtre sur un endroit qui nous est rigoureusement interdit. Un délice, comme cadre de vie.

Vous allez peut-être me dire que c'est pas facile quand on est propriétaire.
Je ne le nie pas, mais je vais pointer ceci : sur une vingtaine de visites effectuées, nous n'avons vue que 4 appartements DECENTS. Les autres louaient par PAP car ils SAVAIENT que jamais une agence n'aurait accepté de gérer leurs taudis.
Et franchement, cela me dégoûte. C'est une compétition de mauvaise foi !

Et enfin, la grande gagnante : Une dame, qui loue pour 1700 euros une maison de 80m2 à Montrouge. Je connais bien Montrouge, et j'aime beaucoup, donc malgré le prix, nous décidons de tenter notre chance.

Au téléphone, elle nous explique que "c'est un peu particulier : en fait, le bas de la maison est habité par mon frère. Vous, vous n'aurez accès qu'au salon".
- "Ha mais heu... c'est une colocation alors?
- Non, pas du tout. Je loue ma maison, mais mon frère y habite, comme ça on partage les charges, c'est pratique.
- Ben... du coup... c'est bien une colocation...
- Non non pas du tout. Vous allez voir, c'est CHARMANT. Pour aller à l'étage, il y a une jolie échelle de meunier...
- Heu.... une échelle ?? Mais vous disiez un ETAGE. Là, c'est une mezzanine en fait... ?
- Oui, c'est très grand, il y a 1m60 de hauteur!
- Heu... Clément fait 1m85... Bref... je ne comprends pas en fait, le salon fait 80m2 ?
- Non, c'est la totalité de l'appartement.
- Soyons clairs : en loi Carrez, il y a combien ?!
- Ho, vous allez voir, le salon est IMMENSE. Il fait au moins 22m2, ça j'en suis certaine !!

Okay. 22m2 avec mezzanine, plus les charges de Monsieur le Frère, 1700 euros.

Nous étions au fond du gouffre.

Nous avons fini par déposer nombre de dossiers à Créteil, à Clamart, à Puteaux, etc...
Et heureusement, on nous a dit "oui" !

Grâce à une palanquée de potes disponibles et généreux de leur temps, nous avons réussi notre déménagement "quatrième vitesse".
Nous sommes encore dans les cartons, fatigués, mais soulagés. Mais stressés par le loyer. Mais soulagés.

Bref, une avalanche de stress et de joies, de déceptions et de petits bonheurs, la vie, quoi.

Une grosse épine enlevée d'un pied.

Qui sait ce que nous réserve l'avenir, dans notre bloc avec vue sur l'Arche de la Défense.



dimanche 10 juillet 2016

Japan Expo 2016, week-end ensoleillé.

Ce jeudi, j'ai assisté à la Japan Expo 2016 au Parc des Expos de Villepinte.
Facile d'accès par le RER ou la voiture, la Japex (ou Japan) rassemble jusqu'à 250000 personnes à chaque édition. Un truc de fou !

Et d'ailleurs, c'est un peu le problème. J'y vais jeudi, premier jour. L'expo ouvre à 9h. Je suis sur le parking à 8h50. Des dizaines de personnes marchent déjà vers l'expo. Je m'arrête à l'arrêt de la navette gratuite.

Aucune indication ne permet au public de savoir comment accéder au festival à pied, la plupart des gens font donc le tour du parc expo au hasard, par peur de ne pas avoir de place dans les navettes. Un beau bazar, mais les gens sont enthousiastes.

La navette s'arrête proche d'un hall. Devant le hangar, un panneau : "Plus que 300 m avant le festival ! " Je suis déjà venue, je souris un peu jaune car je sais ce qui m'attend.

Un premier hall avec des barrières aménagées en zigzag de manière à ce que la file d'attente soit la plus longue possible. On marche assez vite, très rapidement serrés contre les dizaines, les centaines de gens qui arrivent.



Premier choc : le premier (et unique) contrôle de sécurité s'effectue A LA FIN de ce premier hangar. Une vaste blague, quand on voit le nombre de personnes rassemblées à cet endroit !

On sort du premier hangar, j'en entends se réjouir... ils ont tort ! Car ... nous entrons dans un second hangar, aménagé de la même façon.




En tout, malgré ma prévente, il me faudra deux heures et vingt minutes pour enfin arriver dans l'expo.

Loin de moi l'idée d'assassiner les organisateurs de ce festival que je sais être immense, mais je constate simplement l'inconfort énorme de cette attente.

On entre fatigué, c'est quand même dommage. Il fait très chaud, le hall est bruyant. Normal.
Je me balade tranquillement, mon Cthulhu en peluche à la main.

Je croise des Furries, des geishas, des Link (très en vogue cette année), des Luffy. Moins de Naruto que les années précédentes, ce qui ne me déplaît pas, mais c'est tout à fait personnel.


Je trouve cette édition plus aérée, plus agréable que les précédentes auxquelles j'avais assisté.
Le village "Jeunes artistes" est agréable, bien agencé.
Moi qui me souvenais d'un village "amateur" mis au rebut dans un coin, j'apprécie.
Les jeunes créateurs sont aussi très bien mis en valeur.



Jardin Japonais à thème Hello Kiity


L'espace "Culture Japonaise" me semble plus grand, avec les cours de Go, de Kendo... Les animations sont plus intéressantes.





Le jeu vidéo est moins mis en avant, le manga plus présent. Certes, on est jeudi, c'est le premier jour, mais je trouve cette année plus intéressante, plus posée, moins commerciale.

J'ai vu de beaux cosplays, des artistes sympa et disponibles, de beaux stands.




Une belle édition de la Japan au cours de laquelle j'ai pu rencontrer une de mes idoles de toujours :
Domo-kun ! :D



Je ne regrette plus trop mes deux heures de queue, même si je rêve de trouver une technique secrète pour ne pas les subir l'année prochaine !





Le char a trop chaud...
Un week-end brûlant s'annonce...
Peu friande de football, je propose à l'Homme d'aller au cinéma ce soir. Nous partons donc en balade dans Paris.
Un peu d'appréhension quand j'enfile un short. Je n'aime pas me montrer, et plus je suis tatouée, plus je suis pudique. La peur des regards lourds, qui détaillent chaque centimètre de peau.

L'impression d'être énorme depuis mes problèmes de thyroïde qui m'ont fait prendre 15 kilos. J'ai réussi à en perdre 4, maigre victoire. J'alterne les phases de résolution, pleine d'énergie, sportive et mangeant sain, et les phases de renoncement total. D'ailleurs, le pire est de constater le peu de différence entre ces phases sur la balance.
Suis-je condamnée à garder ces kilos ?
C'est en été, quand les corps se découvrent, que j'en suis le plus malheureuse.
Mais aujourd'hui, allez savoir pourquoi, je me trouve pas si mal dans mon vieux short.


Ceux qui imagine qu'on fait des tatouages pour les montrer ont tort de généraliser. C'est peut-être le cas de certains, et c'est leur droit, mais ce n'est pas le mien.
Moi je me tatoue parce que c'est beau, parce que ça me fait me sentir bien, plus belle, plus moi. Mais je n'ai pas envie de montrer mes tatouages, ils sont à moi, je n'ai pas envie qu'on me pose des questions dessus, alors je les cache.
Aujourd'hui, il fait 35°, alors tant pis. Je vais me montrer. Je vais me montrer malgré mes 10 kilos de trop, ma cellulite et ma blancheur de cul.

Balade au Jardin des Plantes, puis à Jussieu, puis au Châtelet.
Un Chai à l'Imprévu. Cannelle, épices, bonheur.


Lego Store, où je prends des photos.
Une dame me complimente sur mes tatouages. Ca fait toujours plaisir, alors je la remercie.

Un vendeur me complimente sur mon chapeau. Ah ben ça ça change. Je remercie aussi.

La fameuse Canopée des Halles n'est pas très belle, au final.
Le sol grisâtre est affreux, les montures beigeasse sont inintéressantes. Les volumes sont agréables, mais les matériaux sont laids et déjà très sales... qu'est-ce que cela va donner dans quelques années, on se le demande ?



On termine en beauté par un très beau film, "The Witch". Je le chroniquerai très prochainement.

Il fait beau, et ce dimanche sucré et détendu m'a fait énormément de bien.
C'est pour des moments comme celui-là qu'on vit.

dimanche 7 juillet 2013

Amour, paix et canicule.

Encore une journée parfaitement normale, je suppose...

Ou comment la violence ordinaire frappe de plein fouet, gratuitement.

Faut comprendre qu'aujourd'hui je m'habille en mode arrache, pour aller acheter les croquettes du chat (bouh ! les courses le dimanche ! spoliation de la classe ouvrière ! crient mes amis, encore).
 Donc je vais au Truffaut en bas de la rue.

Je garde, par flemme de m"'habiller" un pantalon façon bas de pyjama, qui m'arrive à mi-mollet. Des tongs. Et un de ces débardeurs "sport", avec des grosses bretelles larges. Pas de maquillage, pas vraiment coiffée.
Vous voyez le topo, c'est dimanche.

J'ai croisé en sortant une vingtaine de jeunes filles. Du très décolleté à la robe-bustier qui ne tient rien du tout, de la chemise transparente au minishort, c'est l'été, et c'est bien cool. Ma pudeur et ma fainéantise me font mourir de chaud dans ces vêtements légers mais encore trop couvrants., et envier toutes ces filles sexy même par 35°. Moi je me sens un gros sac à patates.

Et là, mon paquet de croquettes dans une main, mon sac en coton dans l'autre, je croise cette grosse dame, qui me fixe, et me HURLE (toute la rue s'est retournée) : "Faudrait les cacher, heinn! Même dehors ! On n'est pas des PUTES !!"

Comme toujours dans ces cas-là, j'en reste muette. Je rentre dans la supérette vers laquelle je me dirigeais, tout le monde me dévisage. Et comme toujours, c'est moi qui ai un sentiment de gêne et de honte.
Pourquoi ai-je honte, moi qui suis la plus banale des passantes de la rue, aujourd'hui ? 

Faudrait cacher quoi ? Mes seins ? Pas possible, on n'en voit pas un bout, sous cet attirail. Mes tatouages alors ? Bah oui mais à moins d'une burqa, là c'est mort...


Que dire devant tant de haine gratuite ?

Quand j'arbore mon attirail de goth-pouffe, je peux comprendre que je choque, je peux envisager une réaction négative, mais pas accepter la violence.
Quand je m'habille en pyjama, je ne vois pas COMMENT essayer d'amorcer un début de compréhension d'une telle réaction à mon égard.
J'en repars avec un sentiment amer de profonde tristesse.

Pauvre monde.



 

vendredi 3 mai 2013

RER rime avec Galère.

Prendre le RER tous les matins, c'est le lot de milliers (de millions?) de Franciliens. C'est la petite routine de chacun. Ca devrait être un moment banal, voire, on peut rêver, un moment de repos, surtout quand on y vit 4 heures par jour (3h40 dans mon cas, on va encore m'accuser d'exagérer). Un train, ca devrait être un peu confortable, agréable...
On ne devrait pas vivre ces heures comme de la torture.

Mais si.
Je ne vais pas parler des grèves, droit inaliénable de notre République, mais plutôt des petites choses qui font au quotidien de mon trajet un enfer.

Le RER, c'est un peu le creuset de tous les problèmes de la société. Vous voulez savoir ce qui ne va pas en France ? Prenez le RER une semaine, vous aurez toutes les réponses.

L'infrastructure.
Accidents, incidents, pannes, dysfonctionnements, cause non identifiée : depuis 3 mois, je compte REELLEMENT une minorité de jours sans que mes trains (j'en prévois 3 d'avance...) ne déconnent.
On dit merci à la privatisation et aux licenciements de masse? Est-il normal qu'une gare comme Saint-Cloud soit fermée 3 semaines sans indemnisation des usagers qui paient jusqu'à 100 euros/mois pour l'utiliser ? Et que le seul dispositif mis à leur service soit un formulaire QCM posé dans un coin quasi invisible de la gare quand enfin elle se rouvre ?

On en arrive au deuxième point essentiel, l'information.
Vos trains sont supprimés, soit. Vous le prenez avec philosophie car vous avez l'appli transilien, qui vous dira quand reprendre le train. Le 18h30 est annulé, bon... Vous prendrez celui de 20h qui est maintenu. Il vous faudra attendre 20h30 pour apprendre que la circulation reprendra a 21h, et 21h30 pour apprendre qu'elle ne reprendra pas. Vous rentrez à minuit, il n'y a plus de bus de banlieue, 40 euros de taxi. 2 fois par mois.

Et là, je suis perplexe : la SNCF est-elle à ce point incapable d'analyser une panne? Un incendie et ses dommages se fixent-ils en une heure? Nous savons que non, mais dans ce cas, pourquoi repousser sans cesse l'échéance ? Pour éviter d'avoir à instaurer des navettes de remplacement ? Par pure incompétence ? Bref, pourquoi ?

Nous soulevons ainsi un autre problème social s'il en est : la communication. Celle entre l'entreprise et son personnel (jamais au courant de rien. Comment peut-on envoyer renseigner du public paniqué par un arrêt complet du service, des agents qui ne connaissent absolument pas la gare où ils sont affectés d'urgence, et donc dans l'incapacité totale d'indiquer bus, autre gare, taxis... ?!) ; mais aussi entre l'entreprise et ses usagers... Le brouillard n'est pas une stratégie commerciale efficace, vous savez...

Voilà comment on fait passer une privatisation sauvage comme une lettre à la Poste : désinformation, délaissement du public qui par dépit soutiendra le privé, et comprendra trop tard que les prix délirants et le service alternatif seront leurs seuls gains dans l'affaire...

C'est d'ailleurs à cela qu'on constate un immense manque dans l'éducation. Au niveau de l'analyse tout d'abord, puisque les usagers agacés blâment "les fonctionnaires" sans réaliser l'écran de fumée qui les empêche de voir la réalité mercantile de leur actuel système.

Bien sûr, on constate également un terrible manque au niveau du civisme, doit-on accuser l'éducation ici ?

RER C, ligne urbaine et chic traversant les pkus beaux lieux de Paris et filant vers des banlieues aisées.. On serait en droit d'espérer du calme. Pensez-vous. Smartphones et cadres braillant des instructions pour la prochaine réunion. Classes de 35 gamins encadrés par 2 profs dépassés. Touristes beuglant (ha, le classique, on se comporte si mal à l'étranger... On s'en fout ils comprennent pas. Visiblement c'est une tendance européenne...)

Le niveau social n'est vraiment plus gage de bonne éducation. Quand je vois des jeunes filles, en Maje et Sandro, sac Vuitton, hurlant dans leur iphone 5, j'ai envie de les renvoyer apprendre les bonnes manières en maternelle. Mais je pense pas que les maternelles d'aujourd'hui soient capables d'inculquer les bases du civisme à quiconque, a 1 prof pour 40 mômes qui n'ont aucune notion d'autorité...

Vous voyez ? Prenez le RER deux semaines et vous aurez refait le monde. Enfin dans votre tête évidemment, parce qu'en vrai c'est pas gagné...

Allez, je vous laisse, on nous demande de quittter la rame suite à une panne de signalisation.

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