About me

Tattoo artist, crafter, illustratrice.
Nolife, tree hugger, mais sympa quand même.

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mercredi 25 janvier 2017

Paris je te hais #1 : horlogerie



Et ça dans une petite horlogerie de quartier.
Précision : la montre est une Chipie. Je suppose qu'il aurait fallu une Tissot.

Ne vous inquiétez pas, il y aura bien sûr des histoires "Paris je t'aime" ;)
Bisous.

dimanche 4 décembre 2016

Je me sens si las parfois, les aminches.




(oui, mon titre était intentionnellement au masculin).

C'est évidemment sur Facebook que j'ai entrevu la nouvelle.

Groupie, je ne suis pas souvent.

Mais certains artistes sont si profondément ancrés dans ma vie que j'en reste toute perdue, comme si je les avais "vraiment" connus (bien que je n'aime pas cette formulation que je trouve insultante pour leurs proches).
On se sent bêtement vides, devant ce vide immense qu'ils laissent à notre paysage.

Quand Terry Pratchett est mort, j'ai pleuré chez moi.
J'ai versé une larme pour Christopher Lee, pour Leonard Nimoy, pour Leonard Cohen.
Pour Coyote, dont je ne lirai jamais le 3e tome des "Voisins du 109".
Pour Charb, Cabu et leurs amis, j'ai pleuré avec des amis.

Pour Alain Bashung, j'ai pleuré toute seule sur le trottoir, grâce à un sms de SFR News.
Pour David Bowie, j'ai passé une journée sous la couette, assommée.

Ce soir, je pleure dans mon lit, sans honte, plongée dans mes souvenirs.
Du rire hystérique devant Isaac Newton à quelques larmes d'émotions devant certaines R.A.B. douces-amères.

Gotlib était pour moi comme pour tant d'autres, bien plus qu'un auteur de B.D, qu'un amuseur. Il était comme un membre de la famille. En admiration totale devant l'incroyable technique de ses dessins, devant la folie de ses blagues débridées, devant ces délires qui ne semblaient jamais connaître de limites. Il m'a appris, avec Greg, Fred et Mandryka, le calembour glacé et sophistiqué, l'amour immense de la blague foireuse, le refus des limites, tant dans l'humour que dans le scénario. A la fois le papy marrant et le grand frère nous entraînant dans ses bêtises, il semblait éternel, des BD de ma mère aux "Fluide" que notre voisine nous donne aujourd'hui.
Les délires scénaristiques que je me fais toute seule, c'est grâce à lui.
Le fait de penser au vampire devant un tableau noir quand on me dit "Les stat nous prouvent que...", c'est grâce à lui.
Le fait de rigoler quand on me parle d'une association qui va "déposer ses statuts", car j'imagine une dizaine de mecs alignant des statues au poing levé, c'est grâce à lui.

Marcel Gotlib, je vous aime immensément.
Je vous remercie pour tout, avec la même émotion qu'on a quand on remercie son prof préféré en quittant l'école.
Je ferai vivre vos vannes et vos délires, je prêterai, j'offirirai vos BD.



De beaux jours se préparent.









dimanche 7 juillet 2013

Amour, paix et canicule.

Encore une journée parfaitement normale, je suppose...

Ou comment la violence ordinaire frappe de plein fouet, gratuitement.

Faut comprendre qu'aujourd'hui je m'habille en mode arrache, pour aller acheter les croquettes du chat (bouh ! les courses le dimanche ! spoliation de la classe ouvrière ! crient mes amis, encore).
 Donc je vais au Truffaut en bas de la rue.

Je garde, par flemme de m"'habiller" un pantalon façon bas de pyjama, qui m'arrive à mi-mollet. Des tongs. Et un de ces débardeurs "sport", avec des grosses bretelles larges. Pas de maquillage, pas vraiment coiffée.
Vous voyez le topo, c'est dimanche.

J'ai croisé en sortant une vingtaine de jeunes filles. Du très décolleté à la robe-bustier qui ne tient rien du tout, de la chemise transparente au minishort, c'est l'été, et c'est bien cool. Ma pudeur et ma fainéantise me font mourir de chaud dans ces vêtements légers mais encore trop couvrants., et envier toutes ces filles sexy même par 35°. Moi je me sens un gros sac à patates.

Et là, mon paquet de croquettes dans une main, mon sac en coton dans l'autre, je croise cette grosse dame, qui me fixe, et me HURLE (toute la rue s'est retournée) : "Faudrait les cacher, heinn! Même dehors ! On n'est pas des PUTES !!"

Comme toujours dans ces cas-là, j'en reste muette. Je rentre dans la supérette vers laquelle je me dirigeais, tout le monde me dévisage. Et comme toujours, c'est moi qui ai un sentiment de gêne et de honte.
Pourquoi ai-je honte, moi qui suis la plus banale des passantes de la rue, aujourd'hui ? 

Faudrait cacher quoi ? Mes seins ? Pas possible, on n'en voit pas un bout, sous cet attirail. Mes tatouages alors ? Bah oui mais à moins d'une burqa, là c'est mort...


Que dire devant tant de haine gratuite ?

Quand j'arbore mon attirail de goth-pouffe, je peux comprendre que je choque, je peux envisager une réaction négative, mais pas accepter la violence.
Quand je m'habille en pyjama, je ne vois pas COMMENT essayer d'amorcer un début de compréhension d'une telle réaction à mon égard.
J'en repars avec un sentiment amer de profonde tristesse.

Pauvre monde.



 

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